Grâce au concours d'Eulimène et du livre de poche, j'ai gagné le dernier roman de THE auteur dont je n'en loupe pas un, Tatiana de Rosnay !! J'ai sauté dessus presque dès sa réception, bien entendu... Le livre, hein, pas son auteur (bien entendu again).

Le roman était accompagné d'une pochette bien pratique pour transporter les livres, ils ne s'abimeront plus dans mon sac à main ou mon sac de cours :)

A l'encre russeL'histoire

Nicolas Duhamel, alias Nicolas Kolt, est devenu un célèbre romancier du jour au lendemain, presque par hasard. En effet, c'est en voulant faire renouveler son passeport qu'il découvre les origines russes de son père, ce qui l'entraine dans une quête identitaire qui lui dicte son premier roman. Quatre ans plus tard, à l'apogée de son succès, Nicolas est devenu un être superficiel et égoïste, qui délaisse sa famille et fait semblant d'écrire un deuxième roman. Il décide de s'accorder une pause de trois jours dans un hôtel paradisiaque avec sa petite amie pour se reconcentrer et commencer enfin ce second livre. Mais rien ne se passe comme prévu lors de ce séjour et la vie de Nicolas va basculer petit à petit.

 

Les premières lignes

"À son arrivée au Gallo Nero, Nicolas n'eut pas l'impression de descendre à l'hôtel, mais plutôt de pénétrer dans une grande et belle demeure ocre, au toit carmin et aux volets verts. Des Lamborghini, des Ferrari, des Porsche et des Jaguar étaient garées un peu à l'écart. Il grimpa une volée de marches et la porte s'ouvrit."

 

Mon avis

Le thème de ce roman ne m'aurait pas forcément attirée au départ, mais le nom de l'auteur, si. La question est : suis-je encore objective (si tant est qu'on puisse l'être quand on donne son avis) avec les romans de Tatiana de Rosnay ? Quoi qu'il en soit, j'ai beaucoup aimé ce roman. Certes, le thème est moins fort, sans doute, que d'autres livres comme Elle s'appelait Sarah ou Rose. Ou du moins l'un des thèmes, parce que la quête identitaire de Nicolas et la perte de son père, ce n'est quand même pas rien.

Tatiana réussit le pari de raconter trois jours en plusieurs centaines de pages sans que l'on s'ennuie. Pour cela, elle mêle, comme souvent, passé et présent, pérégrinations achevées et rebondissements actuels. Le personnage de Nicolas est à la fois très énervant et touchant, on a envie tantôt de le serrer dans ses bras, tantôt de le secouer un bon coup pour le faire réagir. C'est d'ailleurs le cas aussi de Melvina et de pas mal de personnages de ce roman.

J'ai beaucoup aimé aussi la mise en abyme de l'écrivain qui peine à entamer son second roman, l'angoisse de la page blanche, le thème de la célébrité et de la richesse soudaines qui peuvent faire tourner la tête de beaucoup de monde.

J'ai quand même eu un peu plus de mal que d'habitude à entrer dans le livre. Mais ça devient une habitude chez moi, je me demande si c'est lié aux romans que je lis ou à mon état d'esprit du moment. J'avais par contre deviné dès le départ ce qui arrive à Melvina, il faut dire que je suis assez monomaniaque, depuis quelques mois. J'ai remarqué après ma lecture que ce roman avait été écrit en Anglais, et traduit, ce qui explique peut-être que j'aie moins retrouvé le style qui m'entraînait dans les autres romans. Mais ça n'a duré que quelques pages, très vite je n'ai plus réussi à le lacher.